
Je m’appelle AMISI Henri. Pendant deux longues semaines, le soleil s’est arrêté de briller pour moi. J’étais enfermé dans l’obscurité du cachot de la police de Nakivale, privé de ma liberté sans la moindre raison valable, sans dossier, sans accusation légale et sans jamais avoir été présenté à un juge.
Mon seul « crime » était mon incapacité à payer. La police exigeait une somme d’argent que je n’avais pas pour m’accorder une libération à laquelle la loi me donnait pourtant droit gratuitement. En violation flagrante des textes légaux qui fixent les limites de la garde à vue, je croupissais dans cette cellule, laissé à l’abandon parce que mes poches étaient vides.
C’est mon épouse qui a refusé de me laisser disparaître dans l’oubli. Face à cette injustice financière et au mépris de mes droits fondamentaux, elle s’est tournée vers un Défenseur des Droits Humains (DDH) : ASIFIWE LUDUNGE, membre de l’organisation RIPI-UGANDA.
Son intervention a tout changé. Muni de son gilet institutionnel aux couleurs de RIPI-Uganda et de sa carte professionnelle de DDH, Asifiwe s’est rendu directement au poste de police. Présent sur le terrain, armé uniquement de la loi et de sa légitimité d’acteur de la société civile, il a rappelé aux agents l’illégalité de ma détention arbitraire et du chantage financier dont j’étais victime.
Face à la rigueur de sa démarche et à la visibilité offerte par son organisation, les portes du cachot se sont enfin ouvertes. Je suis sorti la tête haute, sans débourser le moindre sou de rançon, restitué à ma famille et à ma liberté. L’action d’Asifiwe Ludunge et de RIPI-Uganda ne m’a pas seulement sorti de cellule : elle m’a rappelé que face à la corruption et à l’abus de pouvoir, la loi et la solidarité restent nos meilleurs remparts.